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Randonnée-camping en solo : préparer une procédure d’alerte

09.10.2026

Avant un bivouac en solo, un proche doit connaître le parcours et l’heure de retour ; le randonneur doit pouvoir communiquer sa position et décrire l’accident.

Laisser un plan exploitable

Partir seul ne rend pas automatiquement une sortie imprudente, mais il faut éviter que personne ne sache où chercher si le retour tarde. Avant de quitter le parking, envoyez à une personne de confiance le point de départ, le tracé prévu, les variantes possibles, le lieu envisagé pour le bivouac et l’heure prévue de retour. Le ministère recommande de partager les détails du programme ; les parcs nationaux précisent sortie et itinéraire. (Sources : [Ma Sécurité](https://www.masecurite.interieur.gouv.fr/fr/fiches-pratiques/famille-et-aides-aux-victimes/comment-bien-se-preparer-a-partir-en-montagne), [Parcs nationaux de France](https://parcsnationaux.fr/fr/des-decouvertes/visiter-et-semerveiller/la-reglementation-et-les-conseils/le-bivouac).) Ne transmettez pas seulement un lien cartographique susceptible de ne pas s’ouvrir hors connexion. Ajoutez noms de sentiers, repères, accès routiers, points de repli et références de carte si vous les avez. Convenez d’une heure de retour et d’une marge raisonnable pour les retards ordinaires. Ce délai et ce qu’il faut faire si vous ne donnez pas de nouvelles sont à définir avec votre contact : ce n’est pas un délai officiel de déclenchement des secours.

Définir les nouvelles et la suite à donner

Décidez à l’avance de moments simples pour confirmer que tout va bien : par exemple, un message à l’arrivée au bivouac, puis un autre au retour. Convenez aussi d’une marche à suivre si l’heure prévue et la marge sont dépassées sans nouvelles : tentative d’appel ou de message, vérification du plan transmis, puis appel aux secours si l’inquiétude est sérieuse. Adaptez cette organisation à la longueur du parcours et aux zones sans couverture ; un silence ne prouve pas à lui seul qu’un accident est survenu. Si le parcours change, si vous choisissez un autre emplacement ou renoncez à un passage, informez votre contact dès que possible. Un partage de position peut compléter les consignes, mais ne remplace pas la personne qui sait quel itinéraire vous aviez prévu. Les règles de bivouac ne sont pas uniformes dans les parcs nationaux : renseignez-vous aussi sur les conditions du parc visité. Ces vérifications organisent le départ ; elles ne garantissent pas une intervention immédiate.

Préparer ses moyens d’alerte

Consultez les prévisions et les alertes du secteur avant de partir, puis renoncez ou adaptez l’itinéraire si les conditions dépassent votre niveau ou votre équipement. Le portail des parcs nationaux recommande de vérifier la météo. Météo-France précise que la Vigilance complète les prévisions : regardez le détail du phénomène et les consignes associées, plutôt que de traiter une couleur comme une autorisation automatique de sortir. (Sources : [Parcs nationaux de France](https://parcsnationaux.fr/fr/des-decouvertes/visiter-et-semerveiller/la-reglementation-et-les-conseils/le-bivouac), [Météo-France](https://meteofrance.com/vigilance-et-securite/5-questions-sur-la-vigilance-meteorologique).) Chargez le téléphone, enregistrez carte et itinéraire hors ligne et notez les repères sur papier. Emportez un moyen d’alerte : téléphone et radio sont cités par les parcs nationaux. Aucun appareil ne garantit qu’un appel passera partout ; savoir décrire sa position reste donc utile. Vérifiez avant le départ que vous savez afficher les coordonnées GPS et que votre proche peut accéder à la carte transmise.

Préparer l’appel avant l’incident

En montagne, le ministère indique d’appeler le 18 ou le 112 pour alerter les secours. Si un accident survient, transmettez d’abord où vous êtes et comment vous joindre. Préparez les coordonnées GPS, l’horaire, le nom du secteur ou du sommet, le nombre de personnes concernées et la nature de l’accident. Ces éléments figurent dans les renseignements demandés par le ministère ; les avoir en tête évite de chercher les mots pendant un appel stressant. (Source : [Ma Sécurité](https://www.masecurite.interieur.gouv.fr/fr/fiches-pratiques/famille-et-aides-aux-victimes/comment-bien-se-preparer-a-partir-en-montagne).) Décrivez aussi la gravité apparente, les gestes de secours déjà pratiqués, le vent, la visibilité et les risques qui persistent. Si vous avez des difficultés à parler ou entendre, la fiche ministérielle indique le 114. Suivez les consignes de l’opérateur et évitez de vous déplacer si cela vous expose davantage ou rend votre localisation plus difficile.

Modèle à adapter à sa randonnée

Vous pouvez laisser un message de ce type : « Je pars du parking X, boucle par le col Y, bivouac près du repère Z ; si je dois écourter, je prends le sentier A. Retour prévu dimanche avant 15 h. Je confirme à l’arrivée au bivouac puis au retour. Si je n’ai pas donné de nouvelles avant 17 h, appelle-moi ; si tu as une raison concrète de craindre un accident, contacte les secours et donne-leur ce parcours. » Ces horaires ne sont qu’un exemple à adapter à la sortie et à la couverture attendue. Ajoutez le numéro à rappeler et une copie lisible de la carte. Dans le sac, prévoyez de quoi gérer les imprévus ; le ministère cite notamment sifflet, eau et alimentation dans un kit de secours. Gardez aussi de quoi noter ou lire votre position, même si le téléphone ne fonctionne plus. Une procédure réussie est compréhensible par le proche et le randonneur, même si le plan change ou que l’on doit rappeler les secours depuis un endroit différent.

Sources

  1. Ma Sécurité — Ministère de l’Intérieur
  2. Parcs nationaux de France
  3. Météo-France