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Réduire les emballages des courses avant un départ en camping

09.10.2026

Une liste de repas, des quantités adaptées et quelques contenants réutilisables aident à limiter les emballages des courses avant le départ. Le vrac, les formats adaptés et le tri selon les consignes locales complètent la préparation.

Commencer par les repas, pas par les emballages

La réduction des déchets se joue avant l’arrivée au camping : au moment de décider quoi acheter. Notez le nombre de repas, les personnes présentes et les aliments déjà disponibles, puis préparez une liste courte. Ce n’est pas une règle officielle de calcul, mais un moyen concret d’éviter les achats en double et les restes impossibles à utiliser pendant le séjour. Pour chaque repas, associez un plat principal à quelques ingrédients polyvalents. Par exemple, des flocons ou des céréales du petit-déjeuner peuvent aussi servir à une collation ; des légumes prévus pour un dîner peuvent compléter un déjeuner. Ajustez les quantités à l’appétit et à la durée réelle du séjour plutôt que de choisir automatiquement le plus grand paquet. L’ADEME précise que les grands conditionnements peuvent limiter le gaspillage lorsqu’ils correspondent aux quantités consommées. À l’inverse, un format familial qui finit entamé n’est pas une économie de ressources si une partie est jetée. [f7] En rayon, comparez le produit seul et son suremballage, puis privilégiez la version la moins emballée lorsque le choix convient à votre menu. Le ministère recommande explicitement de refuser les produits suremballés. [f1]

Préparer un petit kit réutilisable

Avant de partir faire les courses, regroupez vos sacs, cabas et pochons dans un seul sac facilement accessible. Ajoutez des contenants propres que vous utilisez déjà, si le commerce accepte de les remplir. Les sacs réutilisables évitent notamment d’avoir à prendre un sac à usage unique à chaque achat ; le ministère les cite parmi les gestes de réduction des emballages. [f2] Le vrac peut convenir à des aliments secs pour lesquels vous savez mesurer la quantité nécessaire : par exemple, une portion de riz, de pâtes ou de fruits secs. L’ADEME le recommande comme moyen de réduire les emballages. [f6] Faites toutefois une liste et n’achetez pas « au cas où » : le critère utile est la quantité que vous allez réellement consommer. Si vous emportez des contenants, indiquez clairement leur contenu et utilisez-les en fonction de leur usage habituel ; ne transférez pas un aliment dans un récipient impropre ou dont la fermeture n’est pas adaptée au transport.

Limiter les emballages sans compliquer le menu

Pour un séjour court, privilégiez des recettes simples et des ingrédients qui servent dans plusieurs repas. Une boîte de légumineuses peut, par exemple, être prévue pour une salade puis un accompagnement, à condition que la quantité et les conditions de conservation après ouverture soient compatibles avec votre organisation. Si vous ne pouvez pas conserver correctement un reste, choisissez plutôt plusieurs portions adaptées ou un autre ingrédient. Évitez d’ajouter des portions individuelles ou des emballages secondaires uniquement par habitude : vérifiez ce qui est déjà inclus dans l’emballage principal. Mais la réduction ne signifie pas supprimer une protection utile au produit ni acheter une quantité excessive. Le conseil de l’ADEME sur les grands formats est conditionnel : ils peuvent réduire le gaspillage s’ils sont adaptés aux quantités consommées. [f7]

Choisir le réemploi avec un plan de retour

Une bouteille ou un contenant consigné peut être intéressant si vous pouvez effectivement le rapporter au point prévu. Avant d’acheter, regardez le signe de réemploi, les conditions de retour et l’organisation de votre trajet. Une consigne désigne un emballage remis au vendeur en vue de son réemploi, avec restitution de la somme versée lorsqu’on le rapporte. [f10] Ne considérez pas qu’un emballage réutilisable est automatiquement préférable dans toutes les situations : le bilan dépend notamment des transports et du nombre de réutilisations. [f8] Un contenant réemployable que l’on garde et réutilise vaut mieux qu’un contenant jetable si cela correspond réellement à vos habitudes ; le ministère identifie le nombre d’utilisations comme l’un des paramètres à considérer. [f9] Pour les courses de camping, la solution la plus simple est souvent de choisir des emballages consignés uniquement si le retour s’intègre au trajet ou à une course prévue.

Prévoir le tri au camping

Réduire les emballages n’élimine pas tout déchet. Avant le départ, repérez les moyens de collecte annoncés par le camping ou la commune : les consignes pratiques peuvent varier selon le lieu. Gardez un sac séparé pour les emballages à trier et un autre pour les autres déchets, sans mélanger les flux par commodité. L’ADEME rappelle que tous les emballages font l’objet d’une consigne de tri, même si les voies de traitement ne sont pas identiques. [f4] Sur place, suivez la signalétique du bac ou du point de collecte plutôt que de vous fier à la seule matière ou à une habitude d’une autre commune. Les papiers sont également à trier selon les indications locales. [f3] Avant de jeter un emballage, videz-le ; le lavage systématique n’est pas nécessaire selon l’ADEME. [f5] Cette pratique évite de consommer de l’eau au camping sans bénéfice réel pour le tri. Enfin, rapportez les pochons et contenants réutilisables dans le kit de départ : ils sont prêts pour les prochaines courses.

Sources

  1. Ministère de la Transition écologique
  2. ADEME — Que faire de mes objets & déchets
  3. Ministère de la Transition écologique